• Docteur Nancie Attia

Grossesse et vaccination contre la covid-19

Circulaire du Ministère de la Santé du 1er Février 2021

(Traduction Dr. Nancie Attia-Nahon)

Sachant que la grossesse est un facteur de risque de maladie plus grave en cas de covid-19, et que la majeure partie de la morbidité maternelle sévère résultant de la covid-19 se produit au troisième trimestre de la grossesse, nos recommandations sont les suivantes :


1. Pour les femmes enceintes, à tous les stades de la grossesse, il n'y a pas d'empêchement de se faire vacciner. Cette position est conforme à l'approche de l'Organisation Mondiale de la Santé et conforme à la position du Center for Disease Control. Elle se fonde sur le fait qu'il n'y a aucune preuve de préjudice pour le fœtus ou pour la mère pendant la grossesse en raison du vaccin et aucun mécanisme biologique n'est connu qui pourrait indiquer une telle possibilité.


2. Pour les femmes qui allaitent, la recommandation est de se faire vacciner.

3. Pour les femmes qui envisagent une grossesse ou qui suivent un traitement de fertilité, il est recommandé de compléter les 2 doses du vaccin avant la grossesse.

4. Pour les femmes qui ont reçu une première dose du vaccin et ont découvert, ensuite, qu'elles étaient enceintes, il est recommandé de compléter la deuxième dose du vaccin selon le calendrier de vaccination prévu.


5. Pour les femmes enceintes qui font partie d’un groupe à risque, soit pour cause de risque de contamination (personnel médical ou tout autre groupe défini comme à risque selon le Ministère de la Santé), soit pour cause de maladies graves (telles que : obésité, diabète, hypertension), nous recommandons la vaccination.


6. Pour les femmes enceintes au deuxième ou troisième trimestre, il est recommandé de se faire vacciner.


7. Pour les femmes enceintes au premier trimestre. Au premier trimestre, la grossesse est caractérisée par un taux relativement élevé de saignements et de fausses couches spontanées. C’est la période pendant laquelle surviennent la plupart des malformations fœtales. Il est important de noter que dans toutes les grossesses, il existe un risque de 3 à 5% de malformations congénitales du fœtus et un risque de 10 à 15% d’avortements précoces.


Pour les femmes enceintes au premier trimestre (hormis celles qui appartiennent aux groupes à risque), afin d'éviter tout soupçon, même accidentel, entre la vaccination et les effets susmentionnés, il est possible de se faire vacciner à partir du deuxième trimestre de la grossesse.


Cependant, puisqu’il est possible, comme pour d'autres infections virales, que la covid-19 puisse causer des lésions placentaires même en début de grossesse, puisse avoir des conséquences sur le fœtus, sur le déroulement de la grossesse ou sur le nouveau-né, le moyen de réduire les risques de la maladie est d’effectuer une vaccination précoce.


8. Pour les femmes enceintes vaccinées contre la covid-19, l'un des effets secondaires du vaccin étant la fièvre, celle-ci doit être traitée avec des médicaments, en fonction de la semaine de grossesse, en particulier au cours du premier trimestre de la grossesse.


9. Pour les femmes qui prévoient une amniocentèse, il est conseillé d'éviter la vaccination au moment de l’amniocentèse. Il est préférable de respecter un intervalle d'au moins une semaine entre la vaccination et l'amniocentèse afin d'éviter la fièvre ou d'autres effets secondaires qui pourraient être interprétés comme une complication de l'amniocentèse.


10. Pour les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, et pour la population en général, en raison de la gravité de la maladie due à la covid-19 et à ses conséquences sévères, nous réitérons notre recommandation de continuer à respecter les règles de distance sociale et de porter un masque, réduisant ainsi le risque d'exposition et d'infection.


Cette clarification reflète la position du Ministère de la Santé et a été préparée par les représentants des organisations suivantes : Professeurs Matthew Berkowitz et Orna Diab- Citrin, au nom du Forum de tératologie clinique d’Israël ; Professeur Yoav Yinon, au nom de la Société israélienne de médecine fœto-maternelle ; Professeur Ronny Mimoun, au nom du Collège israélien de gynécologie-obstétrique ; Professeur Eliezer Shalev, au nom du Conseil national de médecine de la femme , de néonatologie et de génétique.

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